 Pour sa première participation à l' Altia Cup, l'équipe de Martinique apporte un joli souffle d'air chaud. Un courant souvent porteur de champions...
Â
Si on vous demande d'où viennent les frères Jeannet, Jean-Michel Lucennay ou Maureen Nisima, tous d'anciens ou d'actuels fers de lance des équipes de France d'épée ? De la Martinique pardi ! Il faut dire que nos DOM-TOM n'ont jamais été chiches dans la formation de champions, en escrime particulièrement. Pour compléter le tableau, on pourrait aussi ajouter que Laura Flessel est Guadeloupéenne et Ulrich Robeiri Guyanais !
Â
Pub bloquée Quand on lui demande quel est le secret de son île, Jean-Marie Grubo en rigolerait presque. « Déjà , il faut être fou pour faire de l'escrime avec la chaleur qu'il fait chez nous ! Mettre la veste et s'entraîner deux fois par jour, il faut vraiment aimer ça ! »
Â
C'est donc peut-être ça la clef de la réussite, l'amour inconditionnel des Martiniquais pour leur discipline. Mais pas seulement. « En venant ici, on voit quand même que seul le travail paie, poursuit le capitaine de l'équipe. Donc, en Martinique, ils s'investissent un maximum. » On pourrait penser qu'ils sont poussés par l'aura de leurs champions. Ce n'est pas forcément le cas. « Les frères Jeannet ou Lucenay, on en parle tous les quatre ans lors des Jeux Olympiques ou lors des mondiaux mais ce n'est pas plus important que cela, regrette un peu Grubo. Vous savez, l'escrime reste loin derrière le football ou le cyclisme. Nous sommes 400 000 habitants et il n'y a que 200 licenciés en club. »
Â
Cela n'a pas empêché les jeunes Martiniquais de tenir la dragée haute à l'équipe de France hier, ne s'inclinant que 45-40. Sainte-Rose, Loties et Corbion - ce dernier convoqué par l'équipe de France pour participer au prochain championnat d'Europe junior - peuvent donc espérer jouer les trouble-fête dans cette Altia Cup. Les quatre serpents, symboles de l'île de la Martinique, sont prêts à piquer pour mieux siffler leur air de la victoire.
Â
Â
Souce : lavoixdunord.fr
|